Principe de la migraine La crise migraineuse L’aura Répétition des crises migraineuses


Phénomènes neurologiques et phénomène neuro-vasculairePrincipe de la migraine

Aujourd’hui on comprend un peu mieux la physiopathologie de la migraine, bien qu’elle ne soit pas totalement élucidée.

La crise migraineuse est un phénomène neuro-vasculaire : elle est due à la conjonction de phénomènes neurologiques (concernant les nerfs) et vasculaires (concernant les vaisseaux sanguins).

 


Crise migraineuseLa crise migraineuse

Au cours d’une crise, il se produit une dilatation et une inflammation transitoires des artères de la dure mère (une des enveloppes, ou méninges, enveloppant le cerveau).

C’est l’inflammation et la dilatation de ces artères qui provoquent la douleur.

Les étapes seraient les suivantes :

  1. des facteurs déclenchants provoquent une stimulation de l'hypothalamus,
  2. les neurones qui innervent les artères de la dure mère sont stimulés,
  3. les terminaisons nerveuses libèrent des substances chimiques (appelées neuropeptides) dans la paroi des vaisseaux méningés,
  4. les neuropeptides provoquent une inflammation et une vasodilatation (dilatation des artères), causes de la douleur,
  5. les nerfs transmettent aux centres nerveux les messages douloureux.

 


L’auraL’aura

L’aura serait due à un dérèglement transitoire du cortex cérébral.

Au cours de l’aura, les neurones de certaines zones se dépolarisent puis leur activité électrique disparaît. On constate donc une réduction de l’activité neuronale.

Dans le même temps, on constate une réduction de l’activité sanguine : réduction du débit sanguin local de 20 à 30 %.

Ces mécanismes ne sont pas douloureux.

 


Crises migraineuses à répétitions Répétition des crises migraineuses

Il existe des facteurs de vulnérabilité chez les patients migraineux : hyper-excitabilité du cortex cérébral et un dysfonctionnement du tronc cérébral.

Les mécanismes supportant cette vulnérabilité ne sont pas élucidés mais leur origine est probablement en partie génétique, des gènes de susceptibilité ayant déjà été identifiés dans certaines formes rares de migraine qui s’associent à une aura motrice se traduisant par une paralysie d’un hémicorps.