Conduire avec la migraine : signes et précautions

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Rédigé par L'équipe Santé sur le Net et publié le 15 juillet 2025

Les céphalées sont accompagnées de symptômes pouvant rendre la conduite difficile… Pour éviter de conduire avec la migraine, il est essentiel de savoir reconnaître les signaux d’alerte – et d’adapter ses déplacements ! Découvrez les signes annonciateurs de maux de tête et comment limiter leurs effets au volant.

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Peut-on conduire avec la migraine ?

Les personnes souffrant de céphalées sont légalement autorisées à conduire. Néanmoins, ces maux de tête provoquent des symptômes susceptibles de gêner la conduite et de la rendre dangereuse.

Pour prévenir tout risque routier, il convient donc de connaître les prodromes (signes annonciateurs) de la migraine et d’adapter sa conduite en cas de troubles. N’hésitez pas à contacter Groupama et sa mutuelle santé, pour connaître la prise en charge des coûts médicaux éventuels dus aux céphalées, comme les frais d’optiques.

Quels sont les signes annonciateurs de la migraine ?

Les céphalées sont souvent précédées d’une « aura migraineuse », une période transitoire d’environ 20-30 minutes, au cours de laquelle plusieurs signaux annoncent les maux de tête. Durant cet épisode (réversible), plusieurs symptômes s’installent progressivement, pour laisser place à la migraine environ une heure plus tard…

Des troubles visuels

Les troubles visuels peuvent se manifester de plusieurs manières. Taches, « étoiles », clignotements ou perte partielle de la vision : les symptômes sont nombreux et ne laissent aucun doute. Ces phénomènes sont nommés « migraine ophtalmique ».

Une grande fatigue

Les céphalées sont aussi précédées d’une grande fatigue qui survient subitement. Celle-ci est généralement accompagnée d’une douleur, située à l’arrière de la tête ou d’un seul côté (sur la tempe ou le dessous de l’œil). Cette extrême fatigue peut aussi entraîner des somnolences dangereuses pour la conduite.

Une faiblesse d’un côté du corps

Dans de rares cas, les céphalées peuvent entraîner une migraine hémiplégique. Celle-ci se manifeste par des troubles moteurs (paralysie unilatérale, problèmes de langages) et des troubles sensitifs (picotements). Ce trouble neurologique transitoire ressemble à un accident vasculaire cérébral, mais ses effets s’estompent au bout d’une heure, avant l’apparition des premiers maux de tête…

Les précautions à prendre pour prévenir la migraine et limiter ses effets au volant

Lire la notice de son traitement antimigraineux

Certains médicaments antimigraineux entraînent un état de somnolence. En cas de traitement : vérifiez le niveau de risque indiqué sur l’emballage. Vous y trouverez un pictogramme triangulaire représentant une voiture, décliné en trois couleurs (une échelle de risque de 1 à 3 pour la conduite) :

  • triangle jaune : ne pas conduire sans avoir lu la notice,
  • triangle orange : ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé,
  • triangle rouge : ne pas

Se protéger du soleil

En cas de grand soleil – et d’une réflexion intense de la lumière sur la route – les yeux se plissent, la vision se fatigue et les maux de tête apparaissent. Pour éviter ce type de migraine, laissez une seconde paire de lunettes de soleil dans la boîte à gants : celle-ci pourra vous dépanner si vous oubliez les vôtres.

Porter des lunettes jaunes la nuit

Pour prévenir la migraine, il est aussi recommandé de porter des lunettes jaunes en cas de conduite la nuit. En effet, ce type de verre permet d’augmenter les contrastes dans un environnement sombre, et de réduire ainsi les efforts des yeux et la fatigue oculaire.